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« Les sources de l’imaginaire finissent toujours par former un lac »
une exposition, des performances et des récits pour aviver le mystérieux
29 mars 2026 de 14h00 à 18h00 dans le cadre du Festival Histoire et Cité
À la croisée des arts, des sciences et de l’héritage culturel, cette initiative propose de faire du territoire non plus un simple décor, mais un espace de récits partagés, porteur de sens, d’appartenance et de relation. Le lieu devient alors vivant, non par sa seule matérialité, mais par les histoires qui le traversent et les liens qu’il suscite, permettant à chacun·e de s’y inscrire, de s’y reconnaître et d’en faire l’expérience. Vivre le territoire, c’est aussi le raconter.
Une proposition de l’IIRRM
Depuis sa création, l’Institut International de Recherche sur la Radio et la Magie (IIRRM) explore les relations entre la magie, l’art et la science, avec l’ambition de questionner les récits culturels dominants et de renouveler l’écologie des sens. Le projet Les sources de l’imaginaire finissent toujours par former un lac s’inscrit dans cette lignée : au-delà de la transmission d’un patrimoine immatériel riche, elle interroge les enjeux sociétaux et écologiques contemporains en réaffirmant le rôle du merveilleux dans nos imaginaires collectifs.

Programme des interventions et performances, de 14h00 – 18h00:

Formation flash — Gardiens d’histoires du Lac Léman 
Maryne Lanaro
Récit participatif 30′ en continue sur la jetée
Portée par l’association E.S.I.M., cette formation flash est une immersion dans l’écologie du récit. À la croisée des neurosciences, de la mythologie et des sciences du vivant, elle explore une idée simple et puissante : quand les histoires cessent de circuler, les lieux s’appauvrissent. À travers un mythe fondateur du lac Léman, des pratiques collectives et des gestes rituels, les participant·es deviennent gardien·nes d’histoires — responsables de leur transmission, de leur transformation et de leur puissance symbolique. Une expérience intergénérationnelle, joyeuse et engagée, pour réapprendre à écouter les lieux et à raconter autrement.
Introduction à la notion d’épidermes ondulatoires de Jeska Kaola 
Paul Courlet
Perfomance, récit, musique 40′ vers 16h00
Dans cette mini-conférence, Paul Courlet nous plonge dans le travail de Jeska Kaola, chercheuse intuitive avant-gardiste, qui évoqua les notions d’ondes cérébrales, de synchronisation et de transe dans son essai Épidermes ondulatoires sorti en 1808 (Kaola, Jeska, Épidermes ondulatoires Édition Solaris, 1808). Disparue des radars et décriée par la communauté scientifique, elle fût en son temps précurseuse de l’hypnose thérapeutique et anticipa les découvertes sur le fonctionnement du cerveau faites plus tard grâce à l’imagerie cérébrale. Elle fut aussi une proche du célèbre négociant international Jaklos Bariolez Igwan (1755-1816) réputé pour son audace et ses facultés divinatoires.
La lampe du lac 
Diederik Petters
Performance, installation, récit 25′ en continue dans la Yourte
Qu’est-ce que les objets lumineux ont à dire quand on leur laisse enfin la parole ? Dans cette installation sonore, c’est la lumière qui tient le premier rôle : une simple ampoule électrique, posée sur pied. Elle vacille. Mais plus étonnant encore : elle parle. Serait-il possible que cette lampe ait émergé des profondeurs abyssales, de la noirceur compacte du fond du Léman ? Une lampe fantôme qui semble porter en elle des histoires englouties — récits de navires naufragés, de scènes disparues, de vies ou de voix ayant sombré dans le lac — mais aussi, le récit de sa propre invention.
UNE EXPOSITION MOBILE AVEC 
MATHILDE TINTURIER, HENRY DELÉTRA HANNA, STEPHANIE PFISTER 
ET UN SALON D’ÉCOUTE AVEC
ERIC DESJEUX, JEAN-BAPTISTE MOLINA, MARYNE LANARO, EVA ZORNIO, PAUL COURLET, DIEDERIK PETEERS
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